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Faudra t-il la REVOLUTION pour faire changer tous ces ABUS ?

jeudi 24 février 2011

LAON-ROUVROY Un ingénieur en grève de la faim

Mathieu Sénégas, ingénieur, a créé son entreprise en2002 qu'il a installée à<br /><br />Rouvroy en2006. Il est acculé aux paiements pour la dissoudre.

Mathieu Sénégas, ingénieur, a créé son entreprise en2002 qu'il a installée à

Rouvroy en2006. Il est acculé aux paiements pour la dissoudre.

L'État réclame à Mathieu Sénégas quelque 400euros pour clore la dissolution de son entreprise. Au bout du rouleau, il ne veut plus payer.

Mathieu Sénégas, 39 ans, ingénieur en production automatisée et en informatique industrielle, a garé sa voiture sur un parking devant la cité administrative de Laon. Il a décidé hier à l'issue d'une entrevue avec les services fiscaux de l'Aisne, d'y entamer une grève de la faim.

Il a collé sur les vitres des affichettes expliquant pourquoi il en est arrivé à cette extrémité. «Peut-être que ça fera changer les choses. Je resterai là jusqu'à ce qu'on m'apporte une solution. Qu'est-ce que ça va être la prochaine taxe ou cotisation qu'on va me demander de payer?».

Mathieu Sénégas a créé à Toulouse en 2002 Mécastronic, une petite entreprise de pièces pour l'observation astronomique et l'imagerie numérique. Il y a investi 30000€, une prime de licenciement.

Les hasards de la vie ont fait qu'il a installé sa société en 2006 sur la zone industrielle de Rouvroy. Mais elle a périclité fin de2010.

Et c'est là que le bât blesse. Car le créateur de Mécastronic, qui dit avoir été victime de la concurrence des auto-entrepreneurs de son marché de niche, est maintenant acculé aux paiements de toute la procédure de dissolution.

«J'arrête ma société et je n'ai plus d'argent, explique-t-il. J'ai payé les fournisseurs. J'ai fait toutes les démarches et payé ce qu'il fallait. Mais les services fiscaux me réclament plus de 400€, la somme qu'exige le tribunal de commerce de Saint-Quentin pour enregistrer le procès verbal de la dissolution de mon entreprise. C'est complètement fou».

Et Mathieu Sénégas en a marre aujourd'hui de payer et payer encore pour réduire à zéro l'entreprise qu'il a créée. D'où son coup de gueule de non-violent. Il refuse aussi de payer une taxe sur le foncier et une autre dévolue à la chambre de métiers. Il a gardé ses machines entreposées dans sa maison. Les services fiscaux et le tribunal peuvent lui demander de les vendre pour boucler la dissolution.

«Mais je veux garder mes machines, ne serait-ce que pour récupérer ce que me doit ma société sur mon travail», clame l'ingénieur. Voilà un homme fier et courageux qui mérite une autre main tendue et un emploi à l'aune de ce courage.

YVES-MARIE LUCOT



13/03/2011

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