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societe :enquête judiciaire à MARSEILLE

Société

Publié le 26/11/2009 à 07:44 - Modifié le 26/11/2009 à 09:42 Le Point.fr

MARCHÉS PUBLICS

À Marseille, l'enquête judiciaire évoque des soupçons de corruption et de blanchiment

Par Hervé Gattegno

À Marseille, l'enquête judiciaire évoque des soupçons de corruption et de blanchiment

Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône, est soupçonné de corruption © Philippe Laurenson/ABACAPRESS.COM

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L'information judiciaire ouverte au mois d'avril à Marseille sur les attributions de certains marchés publics qui vise le frère de Jean-Noël Guérini, président (PS) du conseil général des Bouches-du-Rhône, retient notamment les qualifications pénales de "corruption", de "blanchiment d'argent" et de "prise illégale d'intérêt", en plus d'éventuelles "atteintes à l'égalité des candidats dans les marchés", "trafics d'influence" et "détournements de fonds publics".

Selon les informations recueillies par Le Point auprès de sources proches de l'enquête, la procédure ne porterait pas seulement sur des marchés de traitement des déchets, mais aussi notamment sur d'éventuelles fraudes dans les agréments délivrés aux maisons de retraite. Plusieurs de ces délits ne peuvent être reprochés qu'à des élus ou à des personnes exerçant une fonction publique - ce qui n'est pas le cas d'Alexandre Guérini.

Appartement luxueux

Homme d'affaires et patron de plusieurs déchetteries dans les Bouches-du-Rhône, ce dernier a été l'objet de plusieurs perquisitions la semaine dernière, à ses différentes adresses privées et professionnelles. De nombreux documents comptables ont été saisis par les gendarmes - ainsi qu'un véhicule Mercedes -, mais Alexandre Guérini n'est, pour l'heure, visé par aucune poursuite. Le frère de l'élu socialiste était sur écoute téléphonique depuis le mois de février de cette année, ainsi que plusieurs de ses correspondants habituels.

L'enquête porterait aussi sur d'éventuels abus de biens sociaux d'Alexandre Guérini au préjudice de ses propres sociétés. Les enquêteurs s'interrogent en outre sur sa domiciliation officielle, dans un immeuble HLM du 7e arrondissement de Marseille, alors qu'il serait réellement établi dans un appartement luxueux situé dans une résidence du 8e arrondissement, et dont sa compagne apparaît comme seule occupante. Or, celle-ci déclare pour seuls revenus un salaire d'environ 2.000 euros, pour un emploi exercé dans l'une des sociétés de son conjoint.


À lire dans Le Point de cette semaine, en kiosque dès aujourd'hui, enquête et révélations sur le système Guérini. Aussi disponible sur notre édition digitale.


26/11/2009

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