saumur sos justice

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MAIS QUE FAIT DONC LA JUSTICE ???

15-12-2008

Affaire Meynet : deux magistrats lyonnais suspectés

Deux juges d’instruction lyonnais enquêtent sur les cadeaux remis par cet administrateur judiciaire à plusieurs magistrats, dont deux aujourd’hui en poste à Lyon.

Depuis 30 ans, Fernand Vogne, un ancien assureur, se bat contre Robert Meynet (ci-contre), administrateur judiciaire à Annecy et Lyon, qu’il accuse d’avoir arrosé des magistrats. Un combat que racontait Lyon Mag dans son numéro d’octobre. Et la justice a enfin pris son affaire aux sérieux. Jean-Pierre Berthet et Thierry Soulard, deux juges d’instruction lyonnais, viennent même d’être chargés du dossier. Et ils ont l’air d’être décidés à ne pas enterrer cette affaire sensible. Il faut dire que la plainte de Fernand Vogne, après avoir longtemps traîné au tribunal d’Annecy, a dû être délocalisée à Lyon pour échapper aux pressions locales. Une des principales bénéficiaires de ces cadeaux, Véronique Nèves de Mévergnies, va donc être convoquée le 11 décembre pour qu’elle s’explique. A l’époque, cette magistrate était présidente de la chambre commerciale du tribunal de grande instance qui fait office de tribunal de commerce à Annecy. Elle s’est fait offrir son voyage de fiançailles par Me Blanchard, un liquidateur judiciaire, et son voyage de noces par Me Meynet, administrateur judiciaire à Annecy et Lyon, sans oublier d’autres cadeaux. Une dizaine de magistrats auraient bénéficié de la générosité de Me Meynet. Parmi eux : Bernard et Marie-Noëlle Chifflet, un couple de magistrats en poste à l’époque à Annecy et aujourd’hui à Lyon. Bernard Chifflet aurait reçu de Me Meynet près de 25 000 francs de cadeaux, dont un superbe vélo, ainsi qu’une Encyclopædia universalis à 6 000 francs pour son épouse. Renvoi d’ascenseur ? Une certitude : ces cadeaux jettent la suspicion sur les différents dossiers qu’ils ont jugés à l’époque. En tout cas, même si les Chifflet figurent bien dans les rapports réalisés par la police d’Annecy en 2003, ils ne devraient pas être interrogés par la justice. Car un juge de cette même ville a rendu, le 15 mai dernier, une ordonnance constatant la prescription de ces faits ! Contactés par Lyon Mag, Bernard et Marie-Noëlle Chifflet n’ont pas souhaité s’expliquer.





21/11/2009

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