saumur sos justice

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le petit baron du sarkozysme au coeur des retraites

L'affaire W n'est pas qu'une affaire de plus sur le chemin fatal de la décomposition politique de la France. Elle révèle à elle seule tant de facettes de ladite décomposition que sa mise sous le boisseau – sort réservé depuis longtemps à nombre d'affaires troubles de la République – paraît décidément impossible. Il n'est même plus besoin de la nommer. Ici ou là, on ne parle déjà plus que de « l'Affaire ». Elle n'est pas accidentelle. Elle est le régime sarkozyste dans son essence et ses outrances.

Le gaullisme avait ses « grands barons » tenant leur légitimité d'un engagement de jeunesse pour la patrie ou des idées neuves, d'une carrière au service de l'Etat incarnée dans la Nation, de compétences juridiques ou techniques précieuses pour la construction du système politico-administratif de la Vème République. Ils étaient de Droite et à ce titre étaient justement combattus par d'autres hommes aux idées « progressistes ». Ils pouvaient être respectés pour ce qu'ils représentaient aux yeux du plus grand nombre : une sincérité au service d'un projet pour leur pays. Les générations suivantes d'hommes politiques vécurent plus ou moins adroitement sur le capital légué par le gaullisme, l'érodant et le dévoyant tout à la fois à mesure que l'on s'éloignait du souvenir de la figure tutélaire originelle. Alors vint le sarkozysme par qui tout vola en éclats. Et l'on en arriva presque à cultiver une certaine nostalgie des anciens grands barons oubliant ainsi qu'ils étaient pourtant des adversaires au conservatisme honni.



25/09/2010

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