saumur sos justice

saumur sos justice

le juge nimois Hugues VERITA révoqué

 

(mai 2003) Un juge nîmois révoqué

Hugues Vérita a été révoqué mardi par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). C'est la pire sanction possible, quoique ses pairs lui aient permis de conserver ses droits à la retraite. Président du TGI de Digne puis vice-président du TGI de Nîmes, Vérita est renvoyé en correctionnelle pour avoir perçu de l'argent pour arranger des procédures de faillite. Il se défend en justifiant l'argent arrivé sur son compte par un gain au Loto.

Franc-maçon, Vérita est également mis en examen pour avoir contacté Gilbert Baumet, ancien président du conseil général du Gard, afin qu'il intervienne en sa faveur pour arranger un petit problème fiscal (ses gains au Loto qu'il peine à justifier...). En échange, le magistrat aurait promis à Baumet la clémence dans une affaire le concernant. Ce dernier l'a aussitôt dénoncé.

Dans sa décision, le CSM estime que Vérita «a mis en place un système fondé sur des amitiés personnelles sans égard aux critères de légalité, d'utilité ou de compétence». En 2000, le garde des Sceaux avait refusé de le poursuivre sur la première affaire, avant que la seconde scelle son sort.

Le 2 avril, le CSM avait suspendu Jean-Louis Voirain, procureur adjoint au parquet de Bobigny. A titre provisoire, puisqu'une procédure pénale est en cours, mais bien obligé aussi puisqu'il est incarcéré depuis trois mois. On reproche à Voirain, ex-membre de l'Association professionnelle des magistrats (droite dure), de menus cadeaux (stylo, voyage, argent) en échange d'éventuelles interventions. L'an dernier, la chancellerie l'avait proposé au poste d'avocat général à la cour d'appel de Paris.
Libération, Par Renaud LECADRE, vendredi 16 mai 2003, p. 16




01/06/2010

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 10 autres membres